No TAV

©Marina Soubirou, Val de Suse, 2016 et 2018.

2014/2018 – DoctoratL’engagement solidaire des entrepreneurs du peuple No TAV bas-valsusain : analyse pragmatique d’un processus d’innovation sociale soutenable, UMR PACTE, Université Grenoble Alpes (allocation doctorale de recherche du LabEx ITEM), sous la direction de Nicolas Buclet et Pierre Judet.


Résumé de la thèse : Une transition globale vers la soutenabilité est un défi urgent dans un contexte actuel de dégradation rapide de la biosphère et d’accroissement des inégalités socio-économiques qui génèrent de multiples vulnérabilités. Des enquêtes qualitatives et quantitatives ont montré que des principes et des valeurs soutenables semblent émerger à l’échelle mondiale. Dans le même temps, divers mouvements sociaux revendiquent une telle transition. Le mouvement No TAV, dans la partie inférieure de la vallée de Suse en Italie, en est un exemple. Depuis les années 1990, cette zone est le théâtre d’un conflit opposant les habitants à l’Etat italien autour d’un projet de tunnel ferroviaire de 54 km sous les Alpes, reliant la vallée de Suse à la vallée française de la Maurienne. En rejetant fortement ce projet et en participant collectivement à de nombreux mouvements de résistance, les Bas-Valsusains ont progressivement donné naissance à une communauté territorialisée. Les membres sont liés par de forts liens de co-obligation et semblent partager un ensemble de principes et de valeurs soutenables. Dans cette thèse, nous interrogeons l’impact de ce contexte très particulier sur l’engagement des petits et moyens entrepreneurs locaux en faveur d’un développement soutenable à l’échelle de leur territoire. Pour ce faire, nous mettons en œuvre une démarche pragmatique, attentive à l’autoréflexivité des acteurs.